[article] Titre : | Le gros mot de contre-pouvoir | Type de document : | texte imprimé | Auteurs : | Géraldine Muhlmann, Auteur | Année de publication : | 2006 | Article en page(s) : | p.55-70 | Langues : | Français | Catégories : | MEDIAS: COMMUNICATION & JOURNALISME - Aspects généraux
| Tags : | journalisme démocratie information politique liberté d'expression pouvoir | Index. décimale : | 070.4 Journalisme | Résumé : | "La dénonciation des "connivences" entre le personnel journalistique et le personnel médiatique est l'une des critiques les plus graves parmi celles prononcées contre le journalisme.
A quoi servent les journalistes dans une démocratie ? A nourrir la pluralité des regards sur la réalité, et donc à aller voir aussi là où les pouvoirs, quels qu'ils soient (exécutif, législatif, judiciaire, économique, intellectuel), craignent de jeter la lumière; face aux points de vue du pouvoir, à en élaborer d'autres - au sens d'abord concret, physique de "points d'observation" - et par là à créer aussi de la visibilité sur le pouvoir lui-même.
Le journaliste ne saurait être "avec" le pouvoir sans se nier. Mais on n'est pas toujours conscient d'être "avec". (...)
Telles sont les questions difficiles derrière le grave problème de la "connivence" des journalistes avec les pouvoirs. Elles renvoient aux conditions concrètes pour que la presse soit au quotidien un travail "pour ne pas être avec", et en ce sens une pratique de contre-pouvoir. (...)"
Résumé :
"La nécessaire critique de la "connivence" des journalistes avec le pouvoir politique renvoie à l'exigence d'un véritable contre-pouvoir journalistique. Cette exigence, pourtant, semble avoir du mal à être formulée clairement en France. D'autre part, il y a une difficulté historique à penser la liberté d'expression, dans ce pays, dans une extériorité absolue par rapport au pouvoir politique, y compris législatif. D'autre part, la France n'a pas "achevé" la révolution du "reportage" qui s'est jouée au XIXè siècle : la figure du reporter, figure clé du contre-pouvoir, n'est pas au coeur de la pratique journalistique en France comme elle l'est dans les démocraties anglo-saxonnes." | in Pouvoirs > 119 (Avril-Juin 2006) . - p.55-70
[article] Le gros mot de contre-pouvoir [texte imprimé] / Géraldine Muhlmann, Auteur . - 2006 . - p.55-70. Langues : Français in Pouvoirs > 119 (Avril-Juin 2006) . - p.55-70 Catégories : | MEDIAS: COMMUNICATION & JOURNALISME - Aspects généraux
| Tags : | journalisme démocratie information politique liberté d'expression pouvoir | Index. décimale : | 070.4 Journalisme | Résumé : | "La dénonciation des "connivences" entre le personnel journalistique et le personnel médiatique est l'une des critiques les plus graves parmi celles prononcées contre le journalisme.
A quoi servent les journalistes dans une démocratie ? A nourrir la pluralité des regards sur la réalité, et donc à aller voir aussi là où les pouvoirs, quels qu'ils soient (exécutif, législatif, judiciaire, économique, intellectuel), craignent de jeter la lumière; face aux points de vue du pouvoir, à en élaborer d'autres - au sens d'abord concret, physique de "points d'observation" - et par là à créer aussi de la visibilité sur le pouvoir lui-même.
Le journaliste ne saurait être "avec" le pouvoir sans se nier. Mais on n'est pas toujours conscient d'être "avec". (...)
Telles sont les questions difficiles derrière le grave problème de la "connivence" des journalistes avec les pouvoirs. Elles renvoient aux conditions concrètes pour que la presse soit au quotidien un travail "pour ne pas être avec", et en ce sens une pratique de contre-pouvoir. (...)"
Résumé :
"La nécessaire critique de la "connivence" des journalistes avec le pouvoir politique renvoie à l'exigence d'un véritable contre-pouvoir journalistique. Cette exigence, pourtant, semble avoir du mal à être formulée clairement en France. D'autre part, il y a une difficulté historique à penser la liberté d'expression, dans ce pays, dans une extériorité absolue par rapport au pouvoir politique, y compris législatif. D'autre part, la France n'a pas "achevé" la révolution du "reportage" qui s'est jouée au XIXè siècle : la figure du reporter, figure clé du contre-pouvoir, n'est pas au coeur de la pratique journalistique en France comme elle l'est dans les démocraties anglo-saxonnes." |
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